Samedi 5 août 2006
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02:05
Bonjour à tous et à toutes,
Oui.. je prends une pause cuisine... peut-être parce que j'ai encore plus envie de partager avec vous mes moments de réflexion...
Voici ma pause tendresse...
À mon tendre...

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J'aurais aimé
J'aurais aimé te connaître enfant, grandir avec toi main dans la main à l'abri des regards des grands sans souci du lendemain. Nous aurions joué à ces jeux innocents de princesse et de prince charmant, à courser en riant dans les champs crapauds et sauterelles bondissants Observer pendant des heures les animaux, sans voir le soleil changer de niveau, s'allonger dans l'herbe odorante et surveiller la forme des nuages passante.
S'inventer des histoires qui nous ressemblent et admirer tes jeux de garçon. Nous aurions grandi ensemble et aimé les mêmes chansons. Aux prémices de l'amour enfin avec passion, nous nous serions abandonnés à l'unisson. Nous aurions eu notre premier grand frisson et souri de l'arrivée de notre premier garçon. Puis avec le temps s'envolant, la vieillesse nous prenant nous nous serions éteints presque en secret au bout de notre route, sans regret. Et dans un dernier soupir remerciant la vie qui a su nous sourire nous pourrions enfin nous redire, lui redire un grand merci.
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Par Lionne du Nord
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Publié dans : Passion Cuisine
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Vendredi 4 août 2006
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/2006
01:48
Bonjour chers membres et visiteurs,
Aujourd'hui, pas de recette.
Je prends une pause... je vous offre aujourd'hui ce petit poème, bien humblement.
À bientôt!
Sincèrement,
Votre Lionne du Nord/Suzanne
Le flocon de neige
Une mésange s'adresse à une colombe:
Dis-moi, quel est le poids d'un flocon de neige ?
Et la colombe de répondre :
Ça ne pèse pas, ça pèse moins que rien.
La mésange réponds alors:
Attends, ma colombe, je vais te raconter une histoire.
...
L'autre jour, j'étais sur la branche d'un sapin
quand il a commencé à neiger.
Tout doucement. Une petite neige tranquille,
pas méchante, sans bruit et sans tempête.
Comme je n'avais rien de mieux à faire, je me suis mise
à compter les flocons qui tombaient sur la branche
où je me trouvais. J'en ai compté 751 972.
Oui, je commençais à avoir mal aux yeux et
ça s'embrouillait un peu dans ma tête,
mais je me rappelle bien : 751 972. Oui, c'est ça.
Et quand le 751 973e flocon est tombé sur la branche,
même si ça ne pèse pas, même si c'est rien,
moins que rien comme tu le dis,
eh ! bien, figure-toi que la branche s'est cassée.
La colombe se mit à réfléchir.
Peut-être ne manque-t-il finalement que le geste
d'une personne pour que le monde bascule, pour que bien
des choses changent et pour que les gens vivent mieux.
En lisant cela, vous vous posez peut-être la question :
« Et moi, qu'est-ce que je fais dans tout ça ?
Quel poids a ma présence dans telle ou telle activité ?
À quoi ça va servir de m'engager plus ?
Ce ne sera qu'une goutte d'eau face à une mer de besoins,
ce ne sera qu'une prière, qu'un mot d'encouragement,
qu'une présence discrète. »
Pensez à ce 751 973e flocon. C'est lui qui a tout changé !
Chaque chose prise isolément a un poids bien dérisoire,
mais l'accumulation de tous nos gestes de considération
peut faire bouger pas mal de choses.
L'isolement est un flocon de neige, il s'accumule jusqu'à ce que la branche se casse.
Bisous à tous et à toutes!
Votre Lionne du Nord
Par Lionne du Nord
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Publié dans : Passion Cuisine
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